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Tapis de marche : lequel selon ta pièce, ton poids et ta journée

Le rayon a l'air simple — une planche, un moteur, une télécommande. Il cache en réalité deux appareils très différents, et la ligne qui les sépare n'est écrite sur aucune fiche.

La réponse tout de suite

Un tapis de marche se choisit dans cet ordre : où il va vivre, ce qu'il doit supporter, à quelle allure tu iras. Le prix vient en dernier parce qu'il découle des trois autres — les sept appareils du relevé s'étalent d'environ 110 € à environ 330 €, et cet écart s'explique presque entièrement par la hauteur et par le poids supporté.

Un seul chiffre coupe le rayon en deux : la vitesse maximale. À 6 km/h, tu as une planche de 15,5 cm d'épaisseur, sans montant, qui se pilote à la télécommande et se range à plat. À 10 ou 12 km/h, tu as un appareil à guidon qui se dresse à un mètre de haut et occupe un coin de pièce. Ce ne sont pas deux gammes du même objet : ce sont deux objets, avec deux usages et deux places dans le logement.

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Un appareil branché toute la journée dans une pièce où l'on vit

C'est ce qui distingue ce rayon de tout le reste du matériel de sport : le tapis de marche ne se sort pas pour une séance, il reste allumé pendant que tu travailles, que les enfants passent et que le chat traverse. Deux conséquences très concrètes : la télécommande se range en hauteur comme une clé de voiture, et l'appareil se débranche — pas seulement s'éteint — quand la pièce n'est plus surveillée. Le reste, ce qui touche ton corps plutôt que la machine, ne se décide pas sur une fiche produit : un genou qui coince, une perte d'équilibre, une reprise après un long arrêt, ça se voit avec un professionnel de santé (ce qui doit faire renoncer à un appareil).

Les 7 appareils du relevé, triés par ce qu'ils supportent

Prix et caractéristiques relevés sur les fiches marchands les 9 et 10 août 2026
VitessePoids supportéHauteur en servicePoids de l'appareilVoir
Notre choixMERACH W50La planche plate : aucun montant, pente motorisée, la plus haute capacité du rayon1 à 6 km/h180 kg15,5 cm31 kgVoir
Le plus polyvalentKALWOL 6 en 1Enceinte intégrée, le seul cas du rayon, et la plus haute capacité parmi les modèles à guidon1 à 12 km/h160 kg102 cm22,3 kgVoir
La pente au boutonLONTEK inclinable 18 %Pente motorisée jusqu'à 18 %, mais surface de marche non publiéejusqu'à 12 km/h160 kg100 cm23 kgVoir
Le connectéFOUSAE 5 en 1Accoudoirs et compatibilité avec trois applications, fiche très contradictoirejusqu'à 12 km/h158 kgnon publiéenon publiéVoir
Le plus plat une fois rangéLONTEK 16 % manuelSe replie à 10 cm de haut pour 18 kg, mais la pente se règle à la mainjusqu'à 10 km/h159 kg114 cm18 kgVoir
Chiffre manquantCITYSPORTS pliableLe plus commenté du rayon, mais muet sur le poids qu'il acceptejusqu'à 12 km/hnon publié103 cm26,5 kgVoir
Le plus limitéZeporix pliableGuidon complet et prix d'entrée, mais la capacité la plus basse du relevé1 à 10 km/h100 kg98 cm22 kgVoir

Trouve ta situation, elle écarte la moitié du rayon

Ce rayon se lit par situation, pas par famille de produit. Huit cas couvrent la quasi-totalité des achats, et chacun élimine d'un coup plusieurs modèles. Trouve le tien, le reste suivra tout seul.

  1. Tu veux bouger pendant que tu travailles. C'est la demande numéro un, et elle impose la contrainte la plus dure : l'appareil doit passer sous le plan de travail sans que tu tapes du crâne dans l'étagère. Le calcul se fait en trois mesures et il est détaillé sur le tapis sous le bureau ; si ton plateau monte, l'addition change et c'est avec un bureau assis-debout qu'il faut lire.
  2. Il doit disparaître entre deux séances. Alors regarde la hauteur une fois couché, pas le mot « pliable ». Un modèle du relevé se replie à 10 cm pour 18 kg ; un autre ne se plie pas du tout mais ne fait que 15,5 cm en permanence, sauf qu'il pèse 31 kg. Ce qui passe vraiment sous un meuble bas est mesuré sur le ranger sous un canapé.
  3. Quelqu'un vit sous ton plancher. C'est la contrainte qui fait revendre le plus d'appareils, et la bonne nouvelle est que la marche part avec un avantage énorme sur la course : le pied se pose au lieu de frapper. Ce qui descend quand même, et les trois gestes qui le réduisent, c'est sur faire du sport à l'étage.
  4. Tu pèses plus de 100 kg. Le poids supporté devient le premier filtre et il est brutal : 100 kg pour le plus bas du relevé, 180 kg pour le plus haut, et un modèle très vendu qui ne publie pas le chiffre du tout. Le tri complet est fait sur quand on pèse plus de 120 kg.
  5. Tu veux aussi pouvoir courir, un jour. Attention au piège du rayon : plusieurs appareils vendus comme tapis de marche montent à 12 km/h, ce qui ressemble à de la course sur le papier. Une bande courte et une planche de 20 kg ne font pas une foulée pour autant. Les six écarts sont posés sur marche ou course, et si la réponse est « courir », le rayon voisin est celui des tapis de course.
  6. C'est pour un parent, ou pour toi si l'équilibre n'est plus ce qu'il était. Le chiffre qui décide n'est plus la vitesse maximale mais la vitesse minimale, et la présence d'un appui pour monter. Tout est repris sur un tapis de marche pour un senior.
  7. Le tapis irait dans un bureau que tu partages. Là, ce n'est plus un problème d'appareil mais de mètre carré et de tolérance des autres, et ça se prépare avant d'acheter : en bureau partagé.
  8. Tu as déjà eu un appareil qui a fini sous une housse. Regarde ce qui se passe entre l'envie et la première minute de marche. Un tapis déjà déplié, branché, prêt, gagne toujours contre un tapis qu'il faut sortir. Ce qui fait tenir ou lâcher est raconté sur travailler en marchant et sur je n'arrive pas à tenir.

Les deux appareils que ce rayon mélange

Sur une page de vente, tout s'appelle « tapis de marche » ou « walking pad ». Dans la réalité du relevé, deux familles cohabitent et n'ont presque rien en commun.

La planche plate. Pas de montant, pas de console, une télécommande. Le modèle relevé mesure 127,5 x 56,5 x 15,5 cm et va de 1 à 6 km/h. Sa hauteur est son argument : il vit sous un bureau, il ne se voit pas, et il accepte 180 kg — le plus haut du rayon — parce qu'il n'a aucune charnière à ménager. Sa contrepartie est nette : 31 kg à déplacer, et rien à quoi se tenir.

L'appareil à guidon. Une barre ou des accoudoirs, une console, et une vitesse qui monte à 10 ou 12 km/h. Il se replie, se dresse contre un mur, pèse entre 18 et 26,5 kg — mais debout, il mesure de 98 à 114 cm de haut, donc il ne disparaît jamais vraiment. Il accepte de 100 à 160 kg selon le modèle, et c'est sa charnière de pliage qui fixe ce plafond.

Le choix entre les deux ne se fait pas sur le prix — ils se croisent complètement — mais sur une question à laquelle toi seul peux répondre : est-ce que cet appareil doit se faire oublier, ou est-ce qu'il a droit à sa place dans la pièce ? Si tu hésites encore entre marcher et pédaler assis, le raisonnement complet est sur tapis de marche ou vélo.

Les 5 chiffres qui décident, dans l'ordre

Une fiche de tapis de marche aligne facilement vingt lignes. Cinq comptent, et deux d'entre elles manquent régulièrement.

1. La hauteur. C'est le seul chiffre que le mot « pliable » ne dit pas. 15,5 cm en permanence pour la planche plate, 10 cm une fois couché pour un modèle à guidon, mais 98 à 114 cm pour ce même modèle quand il est en service. Mesure d'abord l'endroit où il ira, ensuite compare.

2. Le poids supporté. De 100 à 180 kg sur sept appareils, soit presque du simple au double, et deux fiches ne l'écrivent nulle part. C'est le chiffre le plus souvent absent du rayon, et son absence n'est pas une bonne nouvelle : une capacité généreuse est un argument qu'on affiche.

3. La vitesse minimale. Personne ne la regarde et c'est une erreur. Un appareil qui démarre à 1 km/h te laisse lire un document en marchant ; un appareil dont le premier cran est plus haut te force à choisir entre marcher et travailler. Les cinq allures utiles sont détaillées sur à quelle vitesse marcher en travaillant.

4. Comment se règle l'inclinaison. Le pourcentage seul ne veut rien dire. Un modèle du relevé monte à 18 % au bouton, un autre affiche 16 % mais en trois crans qu'il faut régler à la main, appareil arrêté. C'est le même argument commercial pour deux usages opposés — le détail est sur inclinaison automatique ou manuelle.

5. Le poids de l'appareil. De 18 à 31 kg. Il ne dit rien de la qualité, il dit si l'appareil sera déplacé ou s'il restera là où le livreur l'a posé. Trois questions suffisent : y a-t-il un escalier ? quelqu'un peut-il aider le jour de la livraison ? faudra-t-il le bouger chaque semaine ?

La méthode de comparaison, en 5 gestes

Deux fiches de tapis de marche sont impossibles à comparer telles quelles : elles ne donnent ni les mêmes lignes, ni les mêmes unités, ni les mêmes silences. Voilà l'ordre qui rend la comparaison possible.

  1. Mesure avant de regarder un modèle. La hauteur libre à l'endroit exact, la longueur au sol, et le dégagement derrière. Une fiche ne peut pas te dire si ça rentre chez toi ; ton mètre ruban, oui. Et si la place manque vraiment, la question change de nature : le sport en petit appartement.
  2. Additionne avant de comparer les poids. Ton poids habillé, plus les chaussures, plus ce que tu montes avec toi. Compare ce total au chiffre de la fiche, jamais ton poids nu. Un appareil se garde plusieurs années : garde de la réserve.
  3. Mets côte à côte les lignes qui existent partout. Vitesse maximale, poids supporté, dimensions, poids de l'appareil. Écris « non publié » quand la ligne manque, ne laisse pas la case vide — c'est cette case-là qui décide souvent.
  4. Lis le nombre d'avis avant la note. Dans ce rayon, un modèle affiche 4,6 sur 5 avec 51 avis et un autre 4,4 sur 5 avec 4 739 avis, au 9 août 2026. La deuxième note en dit beaucoup plus long — on explique pourquoi ici.
  5. Termine par le prix, jamais l'inverse. Une fois les quatre gestes faits, il reste rarement plus de deux ou trois appareils, et l'écart de prix entre eux devient lisible. Ce que les euros supplémentaires achètent vraiment est repris plus bas.

Le vocabulaire du rayon, traduit en clair

Six mots reviennent sur toutes les fiches. Voilà ce qu'ils veulent dire, et lesquels méritent qu'on s'y arrête.

  1. « Walking pad ». C'est d'abord une marque, devenue le nom courant de l'objet. Résultat : le mot désigne aujourd'hui aussi bien un fabricant précis que toute la famille des tapis plats, et une recherche mélange les deux. La confusion et ce qu'elle coûte sont démêlées sur KingSmith et WalkingPad.
  2. « 2 en 1 », « 5 en 1 », « 6 en 1 ». Le chiffre compte les fonctions que le vendeur veut compter : un guidon rabattable, une inclinaison, une enceinte, une application. Un modèle du relevé est un « 6 en 1 » parce qu'il embarque une enceinte — le seul cas du rayon. Ce n'est ni un défaut ni une preuve de qualité, c'est un argument de titre.
  3. Les chevaux (CV). C'est la puissance du moteur. Les valeurs relevées vont de 2 à 3 CV, et la mention « sans balais » signale un moteur sans charbons à remplacer, donc une pièce d'usure en moins. Méfie-toi quand une même fiche donne deux chiffres : l'une du relevé annonce 2,5 CV dans son titre et 3,5 CV dans ses caractéristiques. Deux chiffres sur la même page, ça fait zéro information.
  4. Le pourcentage d'inclinaison. Il dit la pente maximale, jamais la façon de l'atteindre. C'est l'écart entre un bouton et une manœuvre à genoux, et il change tout à l'usage réel.
  5. Le décibel annoncé. Deux appareils du relevé en publient un — 25 dB pour l'un, moins de 45 dB pour l'autre — et les autres n'en donnent aucun. Ce sont des annonces de fabricant, sans distance ni vitesse de mesure : elles ne se comparent pas entre elles. Ce qui s'entend vraiment est traité sur le bruit dans la pièce d'à côté.
  6. La surface de marche. C'est la longueur et la largeur de bande sous ton pied. Elle décide du confort réel, et pourtant une fiche du relevé ne la publie pas du tout, alors que le repère communément retenu pour courir est de 140 x 46 cm au minimum. Une surface généreuse s'affiche ; son absence se remarque.

Les 5 écarts de fiche que ce rayon collectionne

Le piège dominant ici n'est pas le mensonge, c'est la fiche qui se contredit elle-même ou qui parle d'autre chose. Les deux nombres sont vrais, aucun ne répond à la question posée. La méthode pour vérifier à quoi se rapporte un chiffre est sur lire une fiche produit.

  1. Le poids maximum utilisateur absent. Deux fiches du relevé ne le donnent nulle part, dont celle du modèle le plus commenté du rayon avec plusieurs milliers d'avis. Sur un appareil à moteur, c'est la ligne qui dit pour qui il a été conçu.
  2. Le champ qui décrit le colis, pas la machine. Un modèle voisin du rayon affiche « poids maximum recommandé : 28 kg » quand son titre annonce 158 kg pour l'utilisateur. Le premier chiffre décrit l'emballage. Vérifie toujours qu'une longueur d'appareil dépasse le mètre, sinon tu lis le carton.
  3. La contradiction interne sur le moteur ou sur la pente. 2,5 CV au titre et 3,5 CV au tableau ; 9 % d'un côté et 10 % de l'autre. Quand un fabricant ne sait pas décrire sa propre machine, on ne tranche pas à sa place : on retient l'information qui, elle, est cohérente d'un bout à l'autre.
  4. La note lue sans son nombre d'avis. Le modèle le mieux noté du rayon l'est sur cinquante et un avis, celui qui a la note la plus basse en cumule plus de deux mille. Ce ne sont pas deux notes comparables, ce sont deux quantités d'information différentes.
  5. La promesse sur ton corps glissée dans les caractéristiques. Plusieurs fiches du rayon écrivent « perte de graisse » ou « augmenter les muscles » dans le champ des usages recommandés, et l'une promet même un pourcentage de performance en plus. Aucune ne cite de source. Ce sont des arguments de vente, pas des données techniques : on les laisse là où ils sont.

Ce qu'on met dessous, et ce que ça règle vraiment

Presque tout le monde achète une protection de sol, et se trompe de critère. Deux confusions reviennent.

Protéger n'est pas amortir. Les protections courantes font 0,5 à 0,8 cm de PVC, les dalles à emboîter 1 cm de mousse. À ces épaisseurs, on empêche les rayures et la glisse, on n'absorbe pas une foulée. Pour un tapis de marche, c'est exactement ce qu'il faut — le pied se pose, il ne frappe pas. Ce même raisonnement ne tient plus dès qu'on court, et l'écart est chiffré sur quelle épaisseur en dessous.

Le format compte autant que l'épaisseur. Le plus petit modèle relevé fait 140 x 60 cm et couvre un tapis de marche sans problème ; le grand format d'un seul tenant monte à 183 x 76 cm. Un détail rarement dit : un seul de ces modèles se plie, jusqu'à 20 x 30 cm, ce qui change tout si tu ranges ton installation chaque soir ou si tu déménages souvent. Et si ton sol est un parquet flottant, sache que le vendeur des dalles en mousse prévient lui-même qu'elles peuvent marquer les joints — le sujet a sa page : la protection a laissé une marque.

Ce qu'environ 100 € de plus achètent, et ce qu'ils n'achètent pas

Le rayon tient dans une fourchette étroite, autour de 110 à 330 € sur les appareils relevés le 9 et le 10 août 2026. Voilà ce que l'écart paie réellement.

Ce que le prix achète. D'abord de la capacité : le plus abordable s'arrête à 100 kg, le plus cher accepte 180 kg. Ensuite de la hauteur en moins : rester à 15,5 cm en permanence coûte plus cher que se replier. Enfin l'inclinaison motorisée, qui est le seul équipement du rayon dont le prix se voit vraiment à l'usage.

Ce que le prix n'achète pas. La vitesse : le modèle le plus cher du relevé est aussi le plus lent, plafonné à 6 km/h, et c'est volontaire. Le silence : aucun des appareils ne publie de mesure indépendante, et deux d'entre eux ne publient rien du tout. Et surtout la durée : à ce niveau de gamme, ce qui fait vivre un tapis longtemps n'est pas son prix mais deux gestes d'entretien, dont le graissage de la bande — un flacon de 200 ml à une quinzaine d'euros couvre des années, à raison de quelques millilitres tous les trois mois environ, et l'applicateur compte autant que l'huile. Le calendrier complet est sur l'entretien.

Si tu compares plusieurs rayons avant de trancher, l'addition de tous les coûts qui arrivent après l'achat est faite sur les coûts cachés d'un appareil.

Ce qui lâche en premier, et comment le repousser

Un tapis de marche ne tombe pas en panne d'un coup. Il donne des signes, toujours les mêmes, et dans le même ordre. Les connaître permet de réagir pendant que c'est encore une question d'entretien et pas de pièce détachée.

La bande sèche avant tout le reste. C'est la pièce la plus sollicitée : elle frotte sur la planche rigide posée dessous, des heures par semaine. Quand le film d'huile disparaît, le frottement monte, le moteur force pour tenir l'allure, et l'appareil se met à marquer une hésitation au moment où le pied se pose. Le geste qui l'évite tient en quelques millilitres de silicone tous les trois mois environ, glissés sous la bande avec l'applicateur — sans lui, on ne passe pas. Le calendrier et le repère « faut-il le faire maintenant » sont sur quand lubrifier.

Le mécanisme de pliage arrive juste après. Sur les modèles à guidon, tout le poids de la planche passe par une charnière et, souvent, par un vérin qui retient la descente. C'est la pièce qu'on abîme sans le savoir, en lâchant le plateau au lieu de l'accompagner. Quand le vérin faiblit, l'appareil redescend d'un coup — c'est le moment d'arrêter de le plier tous les jours, pas de forcer.

Ensuite viennent les petites choses réparables. Des vis qui se desserrent au bout de quelques semaines, un appareil qui se met à osciller parce qu'un pied a bougé, un écran qui s'éteint alors que ce sont ses piles. Aucune n'est grave, toutes se règlent en dix minutes, et toutes se transforment en vraie panne si on les laisse courir : les vis, l'appareil qui vacille, l'écran qui ne s'allume plus.

Le vrai facteur de durée n'est pas la marque, c'est l'endroit. Un appareil qui passe l'hiver dans un garage froid vieillit plus vite qu'un appareil au chaud, parce que l'huile s'épaissit et que la condensation se dépose sur l'électronique quand la pièce se réchauffe. À usage égal, le même modèle ne vit pas la même vie selon la pièce où on le pose — le raisonnement complet est sur l'appareil de cardio qui dure le plus longtemps.

Quand un tapis de marche n'est pas le bon achat

Presque tous les guides supposent que tu repartiras avec un appareil. Voilà les quatre cas où la réponse honnête est non.

Si tu comptes surtout courir. Une bande courte et une planche de vingt kilos ne feront jamais une foulée confortable, même à 12 km/h affichés. Ce n'est pas le bon rayon, et ça se vérifie en deux minutes sur marche ou course.

Si personne ne peut le déplacer. Un appareil de 31 kg livré au rez-de-chaussée alors qu'il doit monter au deuxième étage, sans personne pour aider, reste dans son carton. Ce point se règle avant de commander, pas après : se faire livrer.

Si ta journée est déjà debout. Un métier qui se fait sur les pieds n'a pas besoin d'un tapis pour ajouter des pas ; l'appareil finira contre un mur. Dans ce cas, ce qui manque n'est pas du mouvement, et quel appareil pour mon objectif aide à le nommer.

Si tu cherches seulement à atteindre un compteur de pas. Marcher sur place pendant un appel, monter un escalier deux fois de plus, aller chercher le pain à pied : ces méthodes coûtent zéro euro et zéro mètre carré, et elles sont comparées à l'appareil sur 10 000 pas par jour chez soi. Achète l'appareil si les méthodes gratuites ont déjà échoué, pas avant.

À retenir
Les 5 erreurs qui reviennent le plus dans ce rayon

Acheter sur la vitesse maximale. Un appareil annoncé à 12 km/h ne fera pas de toi un coureur : la bande reste courte et l'appareil léger. La vitesse utile est celle à laquelle tu peux encore travailler ou tenir une conversation, et elle se situe très bas.

Confondre « pliable » et « rangeable ». Le mot ne dit ni la hauteur une fois couché, ni le poids à basculer. Replier chaque soir un appareil de plus de vingt kilos est une manœuvre qu'on ne répète pas longtemps.

Payer pour une pente qu'on ne montera jamais. Une inclinaison réglable à la main, appareil arrêté, ne s'utilise pratiquement pas au quotidien. Elle se paie pourtant comme une fonction.

Prendre la protection de sol la plus épaisse. Sous un tapis de marche, une protection fine suffit largement, et une grande surface sert davantage qu'un gros millimétrage. L'argent est mieux placé dans la capacité de l'appareil.

Ne compter que le prix affiché. À côté, il y a la protection au sol, l'huile de bande, parfois une rallonge correcte. Additionne avant de comparer deux modèles : le moins cher au départ ne l'est pas toujours à l'arrivée (combien dépenser).

Questions fréquentes

Un tapis de marche, ça remplace vraiment une séance de sport ?

Ce n'est pas le même objet. Il ajoute du mouvement à des heures qui étaient immobiles, ce qui est déjà beaucoup, mais il ne remplace pas un effort soutenu. Beaucoup de gens l'achètent en pensant au second et l'utilisent pour le premier — c'est très bien, à condition de le savoir avant de payer.

Faut-il des chaussures pour marcher dessus ?

Oui, une paire souple et fermée. La bande frotte et chauffe même à allure lente, et une semelle donne l'adhérence. Marcher en chaussettes sur une bande en mouvement est la meilleure façon de glisser.

Combien de temps peut-on marcher d'affilée dessus ?

La limite ne vient presque jamais de l'appareil mais de tes pieds et de ta concentration. En pratique, ce sont des périodes courtes réparties dans la journée qui tiennent, pas une longue séance unique.

Est-ce que ça s'entretient comme un tapis de course ?

Le principe est le même — de l'huile de silicone sous la bande, à intervalles réguliers — mais la contrainte est plus douce parce que la vitesse et l'impact sont plus faibles. Un flacon de 200 ml couvre plusieurs années à raison de quelques millilitres par passage.

Peut-on le laisser branché en permanence ?

Rien ne l'interdit techniquement, mais c'est justement l'appareil qu'on oublie allumé au milieu d'une pièce de vie. Débranche-le quand la pièce se vide, surtout s'il y a des enfants ou un animal : c'est un réflexe qui ne coûte rien.

Un modèle autour de 110 € vaut-il un modèle autour de 330 € ?

Pour marcher lentement une heure par jour à moins de 100 kg, la différence se sent surtout sur la hauteur et sur la pente motorisée. Au-dessus de 100 kg, ce n'est plus une question de confort mais de capacité : les deux appareils ne jouent plus dans la même catégorie.

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Le comparatif complet 7 modèlesSous le bureau 3 chiffresAvec un bureau assis-debout La hauteurÀ quelle vitesse marcher 5 seuilsTravailler en marchant 2 semainesMarcher pendant une visio 3 bruitsEn bureau partagé Place et bruitLe bruit à côté CloisonLa pente : bouton ou main Le vrai écartLe ranger Sous un canapéPlus de 120 kg 100 à 180 kgSans guidon 4 risquesPour un senior 1 km/hKingSmith et WalkingPad La marqueMarche ou course ? 6 écartsTapis ou vélo ? Selon ta journéeStepper ou walking pad ? L'encombrement10 000 pas chez soi 4 méthodesSport à l'étage Les voisinsEn petit appartement La placeLe rayon tapis de course Pour courirLire une fiche produit Avant d'acheterNote ou nombre d'avis Les avisOù le mettre L'emplacementBouger en télétravail 3 créneauxIl ne s'allume plus CourantTelecommande perdue CommandeLa bande derive ReglageIl s'arrete seul DuréeIl recule sur le parquet SolDistance fausse MesureUn code sur l'ecran CodesBloque a 3 km/h Fausse panneL'appli ne le trouve plus LiaisonQuand arreter SécuritéTrouver une piece Apres-venteIl ne tient plus deplie PliageJ'ai trop tendu la bande ReglageLe capteur ne detecte plus SécuritéLe bloc chauffe ou siffle Electricite

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